95 000 euros TTC : c’est le tarif de ce Sea Ray SDX 250 OB de 2023, affiché sur Boatcible avec 750 heures au compteur. Le chiffre situe l’unité à environ un quart sous le prix d’un modèle neuf équivalent. Ce deck boat américain de 7,67 mètres embarque quatorze personnes sur un pont entièrement ouvert, sans la moindre couchette. Sa particularité tient à la propulsion : un hors-bord Mercury 250 Verado, là où la majorité du segment reste fidèle à l’embase. Reste à savoir ce que valent 750 heures sur une telle unité, ce que la carène apporte réellement, et si le budget se tient face aux concurrents. Nous avons repris la fiche technique du chantier pour le millésime concerné.
Temps de lecture : 10 min
À retenir
- Sea Ray SDX 250 OB de 2023, 7,67 mètres, affiché à 95 000 euros TTC
- Mercury 250 Verado hors-bord, 186 kilowatts, 750 heures au compteur
- Pont ouvert homologué quatorze personnes, aucune couchette : programme de journée
- Carène à 21 degrés de V, valeur haute pour un deck boat
Qu’est-ce que le Sea Ray SDX 250 OB et à qui s’adresse-t-il ?
Le Sea Ray SDX 250 OB est un deck boat de 7,67 mètres construit par Sea Ray, propulsé par un hors-bord Mercury et homologué pour quatorze personnes. Le chantier le produit depuis 2016 et le positionne sur le day boating familial. Son pont ouvert et sa largeur de 2,59 mètres expliquent une capacité rare à cette taille (Sea Ray, fiche technique 2023).
Le programme deck boat, sans ambiguïté
Un deck boat étire le pont sur toute la largeur de la coque. La proue s’élargit au lieu de s’effiler, ce qui dégage des assises en U à l’avant.
Le SDX 250 OB pousse cette logique jusqu’au bout. Aucune couchette, aucune cabine. Un compartiment toilettes fermé loge sous la console, avec porte polyester verrouillable et WC portatif.
La fiche technique complète du Sea Ray SDX 250 OB détaille la dotation de série de ce millésime.
Le profil d’acheteur type
Ce bateau vise les sorties de journée en groupe. Baignade, mouillage en calanque, tractage de skieur, retour au port le soir.
Il ne vise pas la croisière côtière avec nuitée. Qui cherche un couchage regardera plutôt du côté des cabin cruisers, ou du Jeanneau Merry Fisher 795 à budget comparable.
Notre guide pour choisir un bateau à moteur en 2026 détaille cet arbitrage par programme.
Qu’est-ce qui distingue la carène de ce Sea Ray ?
La carène du SDX 250 affiche 21 degrés de V au tableau arrière (Sea Ray, fiche technique 2023). Beaucoup de deck boats descendent nettement en dessous, privilégiant la stabilité à l’arrêt. Ce choix rapproche le Sea Ray du comportement d’un bowrider dans le clapot, au prix d’un léger surcroît de puissance nécessaire.
Les 21 degrés changent le compromis
Un V prononcé fend la vague au lieu de la taper. Le confort en navigation y gagne, la stabilité au mouillage y perd un peu.
Sea Ray a fait ce choix sur toute la gamme SDX, dont la coque partage l’ADN de ses bowriders. La gamme Sea Ray 2026 couvre quatre séries, de 5,97 à 12,85 mètres (searay.com, 2026).
Ce que le hors-bord change à l’arrière
Retirer l’embase libère le volume sous le bain de soleil arrière. Le rangement y gagne, l’entretien en eau salée aussi.
La contrepartie est réelle : la version à embase offre une plateforme de bain plus vaste (Boating Magazine, 2025). Le tirant d’eau tombe à 58 centimètres moteur relevé, contre 91 centimètres moteur baissé.
En pratique
Moteur relevé, ce bateau accède à des fonds de moins de 60 centimètres. L’échelle d’embarquement quatre marches se déplie depuis le coffre d’étrave, précisément pour la mise à terre par l’avant. Repérez le fond avant d’engager : le gelcoat de proue ne pardonne pas le galet.
Que vaut la dotation de cet exemplaire de 2023 ?
Le millésime 2023 sort déjà bien équipé du chantier : pompe de cale automatique 1100 GPH, instrumentation SmartCraft, Active Trim asservi au GPS, direction assistée et sono Fusion avec streaming Wi-Fi (Sea Ray, fiche technique 2023). Cet exemplaire ajoute un GPS-sondeur au poste de pilotage.
Le série du millésime, point par point
La liste de série couvre le confort comme la sécurité. Voici les postes qui structurent réellement l’usage :
- Bain de soleil arrière coulissant à dossier réversible, rangement sous plancher
- Assises pilote et passager doubles, dossiers réversibles, repose-cuisses relevables
- Banquette bâbord en L, proue à assises face avant et face arrière
- Compartiment toilettes fermé, porte verrouillable, WC portatif
- Échelle de bain inox trois marches sous plateforme, échelle d’étrave escamotable
- Six taquets inox traversants de 6 pouces, feux de navigation inox
- Active Trim, qui règle le trim moteur selon la vitesse via un GPS intégré
Les options qui font la différence
Sur ce millésime, l’écran Simrad de 9 ou 12 pouces reste une option, pas du série. Le pack Elite, le watersports tower, le revêtement SeaDek et l’éclairage sous-marin figurent aussi au catalogue des options.
Ces éléments pèsent lourd à la revente. Ils se vérifient à la visite, pas sur une annonce.
En pratique
Demandez au vendeur la liste des options d’origine, idéalement le bon de commande. Sur un Sea Ray de cette génération, l’écart entre une unité de base et une unité full options dépasse largement 15 000 euros au catalogue neuf. Cet écart ne se voit pas toujours sur les photos.
Quelles performances attendre du Mercury 250 Verado ?
Le Mercury 250 Verado développe 186 kilowatts et pilote le bateau par commande Digital Throttle and Shift (Sea Ray, fiche technique 2023). Il se situe au-dessus du 200 FourStroke de série, sous le 300 Verado qui plafonne l’homologation. Un compromis médian, cohérent avec un usage familial polyvalent.
Le 250 face au 200 et au 300
Sea Ray homologue cette coque jusqu’à 300 chevaux et la livre de série en 200 chevaux. Le 250 Verado occupe donc le milieu de la fourchette.
Avec quatorze personnes à bord et 946 kilos de charge utile, la réserve de puissance compte au démarrage. Le 200 suffit à deux, le 250 encaisse le plein chargement.
| Moteur | Puissance | Statut au catalogue |
|---|---|---|
| Mercury 200 FourStroke | 200 chevaux, 149 kilowatts | Propulsion de série |
| Mercury 250 Verado | 250 chevaux, 186 kilowatts | Option, noir ou blanc. Motorisation de cet exemplaire |
| Mercury 300 Verado | 300 chevaux, 224 kilowatts | Option haute, plafond d’homologation de la coque |
Autonomie et consommation
Le réservoir contient 238 litres. La consommation varie trop avec le chargement, la carène et l’hélice pour qu’un chiffre unique ait un sens.
Le journaliste de Boating Magazine notait d’ailleurs sur la génération suivante qu’une coque aussi robuste aurait mérité mieux que 300 chevaux au plafond (Boating Magazine, 2025).
Que valent les concurrents du SDX 250 OB ?
Le segment des deck boats de 25 pieds reste largement américain : Chaparral, Regal, Crownline, Four Winns et Cobalt s’y croisent. Le SDX 250 OB s’en détache par sa propulsion hors-bord, rare sur ce format, et par ses 21 degrés de V au tableau arrière.
Les rivaux américains directs
| Modèle | Longueur | Propulsion | Ce qui le sépare du Sea Ray |
|---|---|---|---|
| Chaparral 264 Sunesta | 8,03 m | Embase essence | Plus long, homologué CE catégorie C, produit de 2013 à 2019 seulement |
| Sea Ray SDX 270 | Le cran au-dessus | Embase ou hors-bord | Même philosophie, plus de volume, budget supérieur |
| Regal 26 Fasdeck | Segment 26 pieds | Embase | L’équivalent direct chez Regal, pas de version hors-bord |
| Crownline E25 | Segment 25 pieds | Embase | Carène plus plate, davantage orientée stabilité au mouillage |
| Four Winns SL262 | Segment 26 pieds | Embase | Concurrent identifié sur le segment, diffusion française limitée |
Le Chaparral 264 Sunesta reste la référence de comparaison. Ses 8,03 mètres et son homologation CE catégorie C en font un rival crédible, mais sa production s’est arrêtée en 2019 (itBoat).
Les trois visages du SDX 250
Sea Ray décline la même coque en trois propulsions. Le choix engage l’usage plus que le budget.
La liste privée
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| Version | Propulsion | Public visé |
|---|---|---|
| SDX 250 OB | Hors-bord Mercury | Navigation côtière et eau salée |
| SDX 250 | Embase MerCruiser | Ceux qui veulent la plus grande plateforme de bain |
| SDX 250 Surf | Embase Bravo Four à hélices avant | Wakesurf, avec système NextWave piloté à l’écran |
Sur le marché français de l’occasion, les alternatives sortent souvent du segment deck boat. Le Parker 780 Escape du même millésime joue la carte du timonier, le Jeanneau Cap Camarat 7.5 WA 2 celle de la pêche promenade. L’ensemble des coques dures figure dans la sélection des occasions à coque dure.
Que représentent 750 heures sur cette unité ?
750 heures sur un bateau de 2023 traduisent un usage soutenu, de l’ordre d’une exploitation intensive en saison. Ce n’est pas rédhibitoire sur un hors-bord Mercury moderne, à condition que l’entretien ait suivi. Le carnet devient alors la pièce déterminante du dossier.
L’usure à contrôler en priorité
Trois familles de points méritent l’inspection. Le moteur d’abord : historique des révisions, vidanges d’embase, état de la turbine et de l’hélice inox.
La sellerie ensuite, exposée au soleil méditerranéen. Le gelcoat enfin, particulièrement sous la ligne de flottaison.
Les questions à poser au vendeur
Le bateau bénéficiait à l’origine de la garantie Sea Ray SURPA5S, soit cinq ans sur le bateau et ses composants. Vérifiez si le solde court encore et s’il se transmet.
Boatcible ne publie une occasion que si l’identité, l’historique, l’état et la cohérence du prix tiennent ensemble. Le détail de cet exemplaire vit sur sa fiche, affiché à 95 000 euros TTC.
En pratique
À ce budget, une expertise indépendante se justifie. Elle s’organise avec le vendeur avant la conclusion, à flot ou à sec. Comptez une compression moteur et un contrôle d’humidité de coque : deux mesures qui coûtent bien moins cher qu’une mauvaise surprise à la première saison.
Quel budget global prévoir autour de ce bateau ?
Le prix d’achat ne résume jamais le coût d’un bateau. Place de port, carénage annuel, antifouling, assurance et révision moteur s’ajoutent chaque année. Sur une unité de 7,67 mètres en Méditerranée, ces postes pèsent significativement face aux 95 000 euros TTC affichés.
Les postes annuels incompressibles
La place de port domine le budget en Méditerranée, avec des tarifs qui varient fortement selon le bassin et la saison. Le carénage et l’antifouling reviennent chaque année sous ces latitudes.
La révision du Verado s’ajoute, au rythme annuel ou par palier d’heures. Nous ne publions pas de fourchettes chiffrées ici : elles dépendent trop du port et du contrat pour être honnêtes.
Le positionnement du prix
Le millésime 2025 démarre à 130 079 dollars avec un Mercury Verado 300 (Boating Magazine, 2025). Les 95 000 euros TTC de cet exemplaire de 2023 intègrent les 750 heures et le passage à une nouvelle génération de coque.
Sea Ray a présenté cette nouvelle génération de SDX 250 Outboard au salon de Fort Lauderdale en octobre 2024 (Powerboat World, 2024). L’observatoire du marché du bateau en France de Boatcible replace ces cycles dans leur contexte.
Conclusion
Le SDX 250 OB coche une case précise : recevoir du monde à la journée, sur un bateau qui tient la mer mieux que la moyenne de son segment. Les 21 degrés de V et le hors-bord Mercury forment un attelage cohérent en Méditerranée.
Les 750 heures constituent le vrai sujet de négociation. Elles expliquent l’écart entre les 95 000 euros TTC demandés et le tarif d’un neuf équivalent, et elles imposent un contrôle sérieux du carnet moteur.
Boatcible publie cette unité avec sa dotation détaillée et ses quatorze photos. Réservez un essai et jugez la carène par vous-même : consultez la fiche du Sea Ray SDX 250 OB 2023.
Méthodologie et sources
Les cotes, capacités, dotations de série et options proviennent de la fiche technique officielle Sea Ray du millésime 2023 pour le SDX 250 Outboard, publiée en mars 2022. Les éléments de comparaison et le tarif du neuf viennent de l’essai Boating Magazine du SDX 250 OB millésime 2025, publié en avril 2025. La présentation de la nouvelle génération au salon de Fort Lauderdale est documentée par Powerboat World, octobre 2024. Les données du Chaparral 264 Sunesta proviennent d’itBoat. L’historique du chantier s’appuie sur Wikipedia. Les heures moteur et le prix ont été communiqués par le vendeur. Aucune donnée non sourcée n’a été ajoutée.
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Il connaît le stock, les délais et les marges de négociation. Un appel vaut mieux qu’une semaine d’annonces.
FAQ : Sea Ray SDX 250 OB, les questions essentielles
Qu’est-ce que le Sea Ray SDX 250 OB exactement ?
Le Sea Ray SDX 250 OB est un deck boat de 7,67 mètres construit par Sea Ray, propulsé par un hors-bord Mercury et homologué pour quatorze personnes. Le chantier le produit depuis 2016 et le décline en trois propulsions. Sa carène affiche 21 degrés de V au tableau arrière, une valeur haute pour ce segment (Sea Ray, fiche technique 2023). Il ne comporte aucune couchette : c’est une unité de journée.
Le SDX 250 OB convient-il à la navigation en Méditerranée ?
Ses 21 degrés de V encaissent mieux le clapot que les carènes plates courantes chez les deck boats. Le franc-bord reste généreux et le pare-brise protège le poste de pilotage. Le programme demeure toutefois côtier et diurne, sans couchette ni abri fermé. Par mer formée, un timonier de 8 mètres restera plus confortable pour la même sortie.
Peut-on tracter un skieur avec ce bateau ?
Oui. Les 250 chevaux du Verado dépassent les 200 chevaux de série, ce qui donne de la réserve au démarrage. Sea Ray propose un watersports tower à bimini intégré en option sur le millésime 2023, avec racks à wakeboard pivotants et haut-parleurs de tour. La plateforme de bain sert de zone d’embarquement. Vérifiez si cet exemplaire dispose de la tour, qui reste une option catalogue.
Le hors-bord vaut-il mieux que l’embase sur ce modèle ?
Cela dépend du programme. Le hors-bord libère du rangement arrière et simplifie l’entretien en eau salée, argument fort en Méditerranée. L’embase offre en revanche une plateforme de bain nettement plus vaste, ce qui compte pour la baignade en famille (Boating Magazine, 2025). Le chantier propose une troisième voie, l’embase Bravo Four à hélices avant du modèle Surf, dédiée au wakesurf.
Quelle est l’autonomie réelle du SDX 250 OB ?
Le réservoir contient 238 litres (Sea Ray, fiche technique 2023). Sur un hors-bord de 250 chevaux, une journée de sorties courtes entrecoupées de mouillages consomme nettement moins qu’une navigation soutenue au régime de croisière. La consommation dépend du chargement, de l’état de carène et du pas d’hélice, donc aucune valeur unique ne tient. Le compte-tours SmartCraft affiche la consommation instantanée et cumulée.
Ce bateau est-il transportable sur remorque ?
Sur le papier oui : 2,59 mètres de large et 2 728 kilos à sec. Le chantier catalogue d’ailleurs des remorques à double essieu freiné pour ce modèle, en version galvanisée ou peinte. En France, cette largeur dépasse le gabarit routier ordinaire et impose un convoi exceptionnel de première catégorie. L’intérêt pratique se limite donc à un transport occasionnel, hivernage ou changement de bassin.
Combien coûte un SDX 250 OB neuf aujourd’hui ?
Le millésime 2025 démarre à 130 079 dollars avec un Mercury Verado 300 (Boating Magazine, 2025). Cet exemplaire de 2023 est proposé à 95 000 euros TTC, soit un écart substantiel. Deux facteurs l’expliquent : les 750 heures au compteur et le passage à une nouvelle génération de coque, présentée en octobre 2024. Le tarif français d’un neuf dépend ensuite des options retenues.
Que faut-il vérifier avant d’acheter cette unité ?
Cinq points structurent le contrôle : l’historique d’entretien du Verado, l’état de l’embase et de la turbine, l’usure de la sellerie exposée au soleil, la tenue du gelcoat sous la ligne de flottaison, et le fonctionnement de la pompe de cale automatique 1100 GPH. Une expertise indépendante reste recommandée à ce budget. Demandez aussi le bon de commande d’origine pour identifier les options réellement montées.
Sea Ray fabrique-t-il encore en Europe ?
Le chantier appartient au groupe Brunswick depuis son rachat en 1986 pour 350 millions de dollars (Wikipedia). Il produit en Pologne plusieurs modèles destinés au marché européen, ce qui raccourcit les délais et allège la logistique (marina.ch). La gamme 2026 compte quatre séries, SPX, SDX, SLX et Sundancer, de 5,97 à 12,85 mètres (searay.com, 2026). Le réseau couvre le bassin méditerranéen.
Quelle valeur de revente attendre d’un Sea Ray ?
La marque reste installée, adossée au premier groupe nautique mondial, ce qui soutient la cote à la revente. Le passage du SDX 250 OB à une nouvelle génération en 2025 pèse toutefois sur les millésimes antérieurs, dont celui-ci. Le réseau européen dense facilite néanmoins la transaction, comparé aux marques confidentielles. Les 750 heures resteront le point discuté par tout acheteur sérieux.
👉 Consultez la fiche technique complète du Sea Ray SDX 250 OB sur Boatcible.com
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