Un Trader 65 modernisé pour l’autonomie totale : retour sur le PROSPER II

Le PROSPER II est un Trader 65 de 1990 métamorphosé par une installation solaire et lithium de dernière génération. Décryptage d'un trawler conçu pour la croisière au long cours en totale autonomie.

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Un Trader 65 modernisé pour l’autonomie totale : retour sur le PROSPER II

Sur le marché de l’occasion, les trawlers de 20 mètres capables d’enchaîner les semaines au mouillage sans jamais dépendre d’un port se comptent sur les doigts d’une main. Le PROSPER II, un Trader 65 millésime 1990, fait partie de ces rares unités qui ont su évoluer avec leur temps. Son propriétaire a entrepris une transformation énergétique complète — panneaux solaires, parc lithium, dessalinisateur haute capacité — qui repositionne ce classique britannique comme un véritable explorateur moderne. Décryptage d’un navire atypique.

À qui s’adresse un trawler de cette envergure ?

Avec ses 20 mètres de long et ses cinq espaces nuit privatifs, le PROSPER II vise un profil bien précis : le navigateur expérimenté qui refuse de choisir entre le confort d’un appartement et la liberté du grand large. Ce n’est ni un bateau de sortie dominicale, ni un yacht de parade portuaire. C’est un outil de croisière au long cours, pensé pour avaler les milles en toute sérénité, que ce soit en Méditerranée, en Atlantique ou au-delà. Les couples de retraités actifs, les familles nombreuses organisant des vacances flottantes, ou les passionnés de navigation hauturière y trouveront un compagnon taillé pour leurs ambitions.

La carène semi-déplacante du Trader 65 autorise des traversées économiques à 6 nœuds — une allure qui laisse défiler les côtes à un rythme contemplatif tout en gardant plus de 2 000 milles sous la quille. À 8 nœuds, le compromis entre progression et sobriété reste excellent. Pour les navigateurs habitués aux voiliers de croisière, la transition vers ce type de motorisation représente un gain de confort considérable sans sacrifier la philosophie du voyage lent. Pour en savoir plus sur la dotation technique, consultez la fiche détaillée du Trader 65 PROSPER II.

La révolution silencieuse : quand un trawler des années 90 devient autonome

Ce qui distingue fondamentalement le PROSPER II de ses congénères réside dans sa mutation énergétique. Là où la plupart des trawlers d’occasion restent tributaires de leur groupe électrogène pour alimenter la climatisation, les appareils ménagers et le dessalinisateur, celui-ci a basculé vers un écosystème solaire et lithium qui change radicalement l’expérience de croisière.

Concrètement, huit modules photovoltaïques de 415 watts couvrent la moitié supérieure du flybridge, délivrant une puissance crête de plus de 3 kilowatts. Cette production alimente un banc de seize accumulateurs au lithium-fer-phosphate totalisant 27 kilowattheures de réserve. Le résultat parle de lui-même : lors des saisons estivales récentes, le navire a enchaîné plus de deux mois de mouillages forain sans nécessiter d’escale technique ni de branchement à quai. Le groupe électrogène n’a tourné que deux heures sur toute la période, après trois jours consécutifs de ciel couvert.

Cette indépendance énergétique n’est pas un gadget marketing : elle transforme la manière de naviguer. Plus besoin de planifier les escales en fonction des ports équipés de bornes électriques. Plus de ronronnement nocturne du générateur au mouillage. L’eau douce elle-même est produite à bord grâce à un système d’osmose inverse haute performance, alimenté directement par l’onduleur Victron sans solliciter le groupe.

En conditions réelles : le quotidien à bord d’un grand trawler

Naviguer au quotidien sur un navire de cette taille impose certaines contraintes que le PROSPER II a su atténuer intelligemment. La question des manœuvres portuaires, souvent redoutée sur les unités de 20 mètres, est résolue par la combinaison de commandes électroniques à réponse instantanée, d’un propulseur de proue de dernière génération et d’un propulseur arrière. Quatre objectifs vidéo, couvrant chaque angle mort du navire, retransmettent en temps réel sur les écrans des deux postes de pilotage. Le propriétaire actuel confirme que les opérations d’accostage se gèrent en solitaire, y compris dans des configurations de port étroites.

L’espace de vie intérieur surprend par la qualité des boiseries et l’agencement fonctionnel. Chaque espace nuit bénéficie d’une ventilation et d’un refroidissement indépendants, un détail appréciable lorsque les températures estivales grimpent. La partie cuisine offre un niveau d’équipement comparable à celui d’un logement terrestre : four, lave-vaisselle, congélateur, sans oublier une production de glaçons professionnelle — un luxe appréciable sous les latitudes méridionales. Sur le pont supérieur, l’espace de réception accueille aisément huit convives à l’ombre du taud amovible, avec vue imprenable sur le mouillage. Retrouvez l’inventaire complet des aménagements sur la page dédiée au PROSPER II.

Points de vigilance avant l’acquisition

Un trawler de 1990, aussi bien entretenu soit-il, exige un regard attentif de la part de l’acquéreur potentiel. Les Caterpillar 3208 qui propulsent le PROSPER II sont des mécaniques reconnues pour leur longévité, mais avec plus de 3 700 heures au compteur, un suivi rigoureux des échangeurs, des turbocompresseurs et des injecteurs reste impératif. Le carnet d’entretien du PROSPER II montre un suivi exemplaire — vidanges bisannuelles, nettoyage annuel des échangeurs, carénage triennal — mais tout acheteur avisé commandera un diagnostic complet avant de signer.

Le déplacement de 47 tonnes implique également des coûts de port, de carénage et d’antifouling proportionnels. La taxe DAFN reste modeste (852 euros annuels), mais les frais d’hivernage, de manutention et de peinture sous-marine sur un navire de cette envergure méritent d’être budgétisés en amont. En contrepartie, le rapport d’expertise de novembre 2025 atteste d’une coque saine, sans trace d’osmose — un point rassurant sur un polyester de cette génération.

Pour ceux qui recherchent un gabarit inférieur, le marché propose des alternatives intéressantes parmi les Grand Banks 46 ou les Fleming 55, mais aucun ne combine l’espace des cinq suites du Trader 65 avec une installation solaire de cette envergure.

Verdict : un investissement pour les navigateurs de conviction

Le PROSPER II n’est pas un bateau que l’on achète sur un coup de tête. C’est un navire qui s’adresse à des marins ayant une vision claire de leur programme de navigation et qui valorisent l’autonomie, le confort et la fiabilité par-dessus la vitesse ou l’apparence. La modernisation énergétique réalisée par son propriétaire actuel lui confère un avantage distinctif sur le marché des trawlers d’occasion : celui de pouvoir naviguer librement, longuement, en réduisant drastiquement sa dépendance aux infrastructures portuaires. Pour les amoureux de croisière au long cours, c’est un argument difficile à ignorer.

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Questions fréquentes sur le TRADER 65 PROSPER II

Quel budget d’entretien annuel prévoir pour un Trader 65 ?

Le budget annuel d’entretien d’un Trader 65 varie selon l’utilisation et le port d’attache, mais il faut compter entre 15 000 et 25 000 euros par an. Ce montant couvre l’hivernage, les vidanges moteurs et groupe électrogène (tous les 2 ans), le carénage (tous les 3 ans, environ 5 000 à 8 000 euros), les anodes, l’assurance et la DAFN (852 euros). Les batteries lithium et les panneaux solaires du PROSPER II réduisent sensiblement la facture électrique par rapport à un trawler classique.

Les Caterpillar 3208 sont-ils fiables à plus de 3 000 heures ?

Le Caterpillar 3208 est réputé pour atteindre 8 000 à 10 000 heures avec un entretien correct. À 3 711 heures, les moteurs du PROSPER II sont à mi-vie environ. Les points d’attention à ce stade portent sur les injecteurs, les turbocompresseurs et les échangeurs thermiques. Le carnet d’entretien du PROSPER II montre un suivi méthodique qui favorise la longévité de ces mécaniques.

Quelle est la rayon d’action réel du PROSPER II en croisière ?

À vitesse économique de 6 nœuds et avec les 5 200 litres de gasoil embarqués, le rayon d’action théorique dépasse 2 000 milles nautiques. En pratique, en alternant 6 et 8 nœuds et en conservant une réserve de sécurité de 20 %, l’autonomie effective se situe autour de 1 500 milles — suffisant pour une traversée méditerranéenne sans escale carburant.

Le système solaire et lithium nécessite-t-il une maintenance spécifique ?

Les batteries lithium LithiumWerks ne nécessitent aucun entretien courant (pas d’ajout d’eau, pas d’égalisation). Le régulateur MPPT Victron et le convertisseur Quattro sont des équipements de qualité professionnelle avec une durée de vie de 10 à 15 ans. Les panneaux solaires demandent simplement un nettoyage occasionnel à l’eau douce. L’ensemble de l’installation est supervisable à distance via l’écosystème Victron (VRM Portal).

Peut-on traverser l’Atlantique avec un Trader 65 ?

La catégorie CE A du Trader 65 autorise la navigation hauturière sans limitation. Plusieurs Trader 65 ont effectué des transatlantiques. Le PROSPER II, avec son autonomie en carburant de plus de 2 000 milles, son dessalinisateur de 300 L/h et son indépendance énergétique solaire, est techniquement équipé pour ce type de traversée. La préparation exige néanmoins un bilan mécanique complet, un plan de route adapté et un équipage formé à la navigation hauturière.

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