
Sauvetage en mer 2025 : bilan et gestes clés
Découvrez le bilan SNSM 2025, les 5 gestes homme à la mer et l’équipement de sécurité indispensable pour naviguer serein en France.
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SNSM 2025 — Les chiffres qui doivent alerter chaque plaisancier
En 2025, la Société Nationale de Sauvetage en Mer a réalisé près de 9 000 interventions pour 26 000 personnes prises en charge, de la plage au large. La moitié de ces personnes a été secourue en mer, l’autre soignée sur les plages depuis les postes de secours estivaux. Ces données, publiées le 24 février 2026, rappellent que le danger en mer ne se résume pas aux tempêtes.
Le bilan SNSM 2025 révèle une constante préoccupante : les trois quarts des personnes secourues en mer pratiquaient la plaisance à moteur, la voile ou les loisirs nautiques. Les professionnels de la mer (marins, pêcheurs) ne représentent que 12 % des interventions. Le reste concerne les loisirs nautiques de plage et les transports sanitaires.
La première cause d’intervention reste les avaries techniques : pannes moteur, défaillances électriques, avaries de barre, hélices engagées, voies d’eau et ruptures de mouillage. Suivent les échouements, souvent liés à une méconnaissance du secteur géographique. Les isolements par la marée constituent également un motif d’alerte récurrent, notamment dans la Manche.
L’été 2025 a connu deux épisodes caniculaires qui ont favorisé la fréquentation des plages et multiplié les interventions auprès des baigneurs. Les pratiquants de stand-up paddle, kitesurf, kayak et scooter des mers figurent parmi les vacanciers les plus secourus dans la bande des 300 mètres.
Le message central de ce bilan est limpide : le premier danger en mer n’est pas la météo, c’est la panne mécanique et le manque de préparation. Avant chaque sortie, un contrôle rigoureux du moteur, de l’électricité de bord et du matériel de sécurité peut éviter une intervention d’urgence. Pour les plaisanciers qui envisagent l’acquisition d’un bateau, la marketplace nautique BoatCible permet de comparer les modèles disponibles et de vérifier l’équipement de série avant l’achat.
Homme à la mer — Les 5 gestes immédiats (procédure MOB)
En cas de chute d’une personne à la mer, cinq réflexes doivent s’enchaîner en moins de trente secondes : alerter l’équipage, lancer la bouée, désigner un veilleur, marquer la position GPS et contacter les secours. Environ 150 personnes tombent à la mer chaque année en plaisance en France, et la chute à la mer reste la première cause de décès et de disparition en mer.
Geste 1 — Crier « HOMME À LA MER » et préciser le bord
L’alerte vocale immédiate mobilise tout l’équipage. Préciser le bord (bâbord ou tribord) permet au barreur de réagir instantanément et d’orienter la manœuvre dans la bonne direction. Chaque seconde compte : une personne dans l’eau s’éloigne du bateau à une vitesse qui peut surprendre, surtout par vent et courant.
Geste 2 — Lancer la bouée fer-à-cheval et le feu à retournement
La bouée couronne ou fer-à-cheval offre un point de flottaison à la victime. Le feu à retournement, qui s’allume automatiquement au contact de l’eau, permet de repérer la personne même dans la houle. En navigation de nuit, ce dispositif lumineux devient absolument critique pour maintenir le contact visuel.
Geste 3 — Désigner un veilleur visuel permanent
Un équipier est exclusivement chargé de pointer la victime du doigt en permanence, sans aucune autre tâche. En mer, une tête humaine disparaît dans les creux de vagues en quelques secondes. Perdre le contact visuel transforme un sauvetage en recherche — et les chances de retrouver la personne diminuent drastiquement.
Geste 4 — Appuyer sur la touche MOB du GPS et noter l’heure
La touche MOB (Man OverBoard) enregistre instantanément les coordonnées GPS de la chute. Cette position servira de référence pour la manœuvre de retour. Il est important de noter également l’heure exacte de la chute, car le courant déplace la victime et la position GPS initiale ne sera qu’un point de départ pour les recherches.
Geste 5 — Alerter le CROSS : canal 16 VHF ou 196 par téléphone
Le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) coordonne toutes les opérations de secours en mer. L’appel se fait sur le canal 16 de la VHF ou, à défaut, par téléphone au 196. En zone côtière, les secours peuvent être sur place en 30 minutes. Fournissez votre position, l’heure de la chute, le nombre de personnes à la mer et une description de la victime (gilet ou non, état de conscience).
La manœuvre de récupération — voilier vs bateau à moteur
La technique de récupération diffère radicalement selon le type de bateau. En bateau à moteur, le demi-tour immédiat avec approche par l’avant est la méthode la plus rapide. En voilier, la manœuvre Quick Stop combinée au moteur offre le meilleur compromis entre rapidité et sécurité. Dans tous les cas, la récupération doit se faire au vent de la victime pour éviter de la percuter avec la coque.
En bateau à moteur : le demi-tour immédiat
Dès que l’alerte est donnée, le barreur donne un coup de barre du côté où la personne est tombée. Ce réflexe écarte immédiatement l’arrière du bateau — et donc l’hélice — de la victime. Le bateau effectue ensuite un arc de cercle serré pour revenir vers la personne. L’approche finale se fait toujours par l’avant, moteur au ralenti, jamais par l’arrière en raison du risque lié à l’hélice.
Sur les petites unités comme les semi-rigides, même avec une victime consciente, la remonter à bord reste un défi physique. La technique recommandée consiste à placer la personne dos à la coque, la maintenir par les poignets, puis la soulever et la laisser retomber trois fois dans l’eau. À la troisième impulsion, on profite de la poussée d’Archimède pour la hisser à bord.
En voilier : le Quick Stop et les alternatives
Le Quick Stop, recommandé par World Sailing (ex-ISAF), consiste à virer de bord immédiatement après la chute, en laissant les voiles d’avant en place, pour revenir le plus vite possible vers la victime. C’est la méthode la plus polyvalente, efficace jusqu’à 30 nœuds de vent. Elle inclut un empannage, ce qui exige une bonne coordination de l’équipage.
La manœuvre de Boutakow (ou Williamson Turn) est codifiée depuis la marine militaire. Elle consiste à virer de 90° du côté de la chute, puis trois fois du côté opposé pour parcourir un rectangle qui ramène le cap sur la victime. Très précise, elle convient mieux aux gros navires et aux situations où le contact visuel a été perdu.
En pratique, sur un voilier de croisière, la recommandation unanime des instructeurs est de démarrer le moteur dès que possible. La manœuvre sous moteur seul reste la plus simple, la plus rapide et surtout la plus fiable pour un équipage non professionnel.
| Critère | Bateau à moteur | Voilier (Quick Stop) | Voilier (Boutakow) |
|---|---|---|---|
| Temps de retour | 1 à 3 minutes | 3 à 5 minutes | 5 à 10 minutes |
| Difficulté | Faible | Moyenne (empannage) | Élevée (coordination) |
| Conditions de vent | Toutes | Jusqu’à 30 nœuds | Toutes (surtout gros temps) |
| Risque principal | Approche hélice | Bôme lors de l’empannage | Perte visuelle pendant le rectangle |
| Équipage minimum | 1 personne | 2 personnes | 3 personnes |
| Recommandation | Méthode de référence | Méthode recommandée ISAF | Marine professionnelle |
Les premiers secours une fois la personne remontée à bord
Même par beau temps et en mer chaude, le risque principal après une chute à la mer est l’hypothermie. Une fois remontée à bord, la personne doit impérativement rester en position horizontale pour éviter un afflux de sang froid vers les organes vitaux, pouvant provoquer un arrêt cardiaque. Ne jamais la mettre debout ni la faire marcher immédiatement.
Le corps humain perd sa chaleur 25 fois plus vite dans l’eau que dans l’air. En Méditerranée en été, l’eau dépasse rarement 24 °C — une température qui peut sembler confortable mais qui provoque une hypothermie significative après 30 à 45 minutes d’immersion. En Manche ou en Atlantique, où l’eau oscille entre 8 et 15 °C selon la saison, le temps de survie sans équipement est drastiquement réduit.
| Température de l’eau | Temps avant hypothermie | Temps de survie estimé | Zone concernée (France) |
|---|---|---|---|
| 0–5 °C | Moins de 15 min | 15 à 45 min | Manche hiver |
| 5–10 °C | 15 à 30 min | 30 min à 2 h | Atlantique hiver/printemps |
| 10–15 °C | 30 à 60 min | 1 à 4 h | Bretagne été / Méditerranée hiver |
| 15–20 °C | 1 à 2 h | 2 à 8 h | Méditerranée printemps/automne |
| 20–25 °C | 2 à 7 h | Jusqu’à 12 h | Méditerranée été |
Les gestes de premiers secours à bord
Retirez les vêtements mouillés de la victime et enveloppez-la dans des couvertures sèches ou une couverture de survie. Ne jamais frictionner la personne : la reprise de la circulation périphérique sur une peau froide peut provoquer un refroidissement supplémentaire de la température centrale. Ce phénomène, appelé « afterdrop », est potentiellement mortel.
Si la victime est consciente et alerte, proposez-lui une boisson tiède (pas brûlante). Jamais d’alcool, qui provoque une vasodilatation et accélère la perte de chaleur. Surveillez en permanence son état de conscience : les frissons sont un signe que le corps se défend activement. Leur disparition brutale est un signal d’alarme, pas un signe d’amélioration.
Contactez le Centre de Consultation Médicale Maritime (CCMM) de Toulouse au 05.34.39.33.33 pour obtenir une assistance médicale à distance. Le médecin pourra vous guider dans l’évaluation de l’état de la victime et la prise en charge adaptée. Le stress post-traumatique concerne aussi bien la victime que le reste de l’équipage — l’incident ne doit jamais être minimisé.
L’équipement qui sauve — ce que vous devez avoir à bord avant chaque sortie
L’armement de sécurité obligatoire en France est défini par la Division 240, qui distingue quatre zones de navigation : basique (jusqu’à 2 milles d’un abri), côtière (jusqu’à 6 milles), semi-hauturière (jusqu’à 60 milles) et hauturière (au-delà). Au-delà du matériel réglementaire, certains équipements spécifiquement dédiés à la situation d’homme à la mer peuvent faire la différence entre la vie et la mort.
Le matériel MOB essentiel
La bouée couronne ou fer-à-cheval avec feu à retournement est le premier maillon de la chaîne de survie. Positionnée sur le balcon arrière, elle doit pouvoir être lancée en moins de cinq secondes. La perche IOR, haute et visible, complète le dispositif en offrant un repère visuel à longue distance.
Le Rescue Sling (ou Lifesling) est un dispositif de récupération qui forme une boucle flottante tractée derrière le bateau. Le naufragé s’y glisse et peut être hissé à bord même inconscient. C’est un équipement particulièrement adapté aux voiliers où le franc-bord élevé rend la récupération manuelle très difficile.
L’échelle de récupération MOB, distincte de l’échelle de bain, est conçue pour supporter le poids d’une personne épuisée et se déployer depuis le cockpit. Certains modèles se fixent directement sur le tableau arrière et se déploient automatiquement au contact de l’eau.
La balise AIS/MOB personnelle : le game changer de 2026
Depuis janvier 2025, les balises MOB AIS doivent respecter des normes strictes intégrant les technologies AIS, DSC et classe M. Ces dispositifs, intégrés directement dans le gilet de sauvetage, s’activent automatiquement lors du gonflage du gilet. Ils transmettent la position exacte du naufragé toutes les 7,5 secondes via le signal AIS, lisible sur tous les traceurs environnants.
Bien qu’elles ne soient pas encore strictement obligatoires pour les plaisanciers, ces balises personnelles sont vivement recommandées par les professionnels de la sécurité maritime. Leur prix a considérablement baissé, et elles offrent une autonomie supérieure à 24 heures. C’est le complément idéal du gilet de sauvetage pour naviguer l’esprit tranquille.
| Équipement MOB | Fonction | Budget indicatif | Obligatoire ? |
|---|---|---|---|
| Bouée couronne + feu | Flottaison immédiate + repérage | 80 – 150 € | Oui (dès 2 milles) |
| Perche IOR | Repère visuel longue distance | 60 – 120 € | Recommandée |
| Rescue Sling / Lifesling | Récupération assistée | 120 – 200 € | Recommandé |
| Échelle MOB | Remontée autonome | 100 – 250 € | Recommandée |
| Balise AIS/MOB personnelle | Localisation temps réel | 200 – 350 € | Recommandée (norme 2025) |
| Gilet 150 N + lampe flash | Flottabilité + signalisation | 80 – 200 € | Oui (dès 6 milles) |
Le budget total d’un pack sécurité MOB complet (bouée, perche, Rescue Sling, échelle, balise AIS) se situe entre 500 et 900 €. Un investissement modeste au regard des enjeux vitaux qu’il couvre.
Le bateau déstocké : un bateau déjà armé pour la sécurité
Un bateau neuf en déstockage est livré avec l’armement de sécurité complet conforme à la Division 240 : gilets de sauvetage, VHF, bouée, extincteurs, trousse de secours. C’est un avantage souvent sous-estimé par rapport à un bateau d’occasion nu, où le pack sécurité côtier revient à 500 – 800 € supplémentaires que l’acheteur doit financer en plus du prix d’achat.
Le raisonnement de l’acheteur malin est simple : ne pas économiser sur le bateau au point de négliger le budget sécurité. Un bateau en déstockage offre le meilleur rapport qualité-prix-sécurité, avec une décote significative sur le prix catalogue et un équipement complet prêt à naviguer. Découvrez les bateaux en promotion des salons nautiques avec des remises importantes sur les modèles neufs déjà armés.
Avant chaque saison, vérifiez la date de validité de vos gilets gonflables (percuteur et pastille de sel), l’état des extincteurs, la charge de la batterie VHF et le bon fonctionnement de votre balise de détresse. Un matériel périmé ou mal entretenu est aussi dangereux que l’absence de matériel.
Les numéros d’urgence en mer — l’encadré à garder à bord
Cinq numéros d’urgence doivent être connus de tout plaisancier et affichés en permanence à bord, idéalement près de la VHF et dans le cockpit. En situation de stress, retrouver un numéro de mémoire est souvent impossible. Un simple autocollant plastifié peut sauver des vies.
196 — CROSS par téléphone. C’est le numéro d’urgence dédié à la mer en France. Il met en contact direct avec le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage le plus proche. Le 196 ne remplace pas le 112, mais permet une mise en relation immédiate avec les opérateurs spécialisés en secours maritime.
Canal 16 VHF — Détresse radio. C’est le canal international de détresse et d’appel. Tout bateau équipé d’une VHF doit veiller le canal 16 en permanence. En cas de détresse absolue, le message MAYDAY est émis sur ce canal. L’avantage décisif de la VHF : elle fonctionne même hors couverture téléphonique mobile.
112 — Numéro d’urgence européen. Utilisable depuis un téléphone mobile, il redirige vers les secours locaux. En zone côtière et dans la bande des 300 mètres, c’est souvent le moyen le plus rapide de joindre les secours si l’on ne dispose pas de VHF.
05.34.39.33.33 — CCMM Toulouse. Le Centre de Consultation Médicale Maritime fournit une assistance médicale à distance 24 h/24 et 7 j/7. En cas de blessure, malaise ou hypothermie à bord, les médecins du CCMM guident l’équipage dans la prise en charge.
Bouton DISTRESS VHF — Appel de Sélection Numérique (ASN). Ce bouton rouge, présent sur toute VHF fixe récente, envoie automatiquement un message de détresse avec la position GPS du bateau. Il est réservé aux situations d’urgence absolue (naufrage imminent, homme à la mer non récupérable, voie d’eau grave).
Prévention — les réflexes qui évitent le drame
La meilleure manœuvre d’homme à la mer est celle que l’on n’a jamais à réaliser. La prévention repose sur trois piliers : le port systématique du gilet de sauvetage, les déplacements sécurisés à bord et l’entraînement régulier de l’équipage. Ces réflexes simples réduisent considérablement le risque de chute à la mer.
Porter le gilet avant même de monter à bord
La SNSM recommande d’enfiler son gilet de sauvetage dès l’annexe, avant même d’atteindre le bateau. La majorité des chutes à la mer surviennent lors des phases de transfert entre le quai, l’annexe et le bateau. Les gilets autogonflants modernes sont légers, ergonomiques et ne gênent pas les mouvements. Il n’y a plus aucune excuse pour ne pas le porter.
Se déplacer en sécurité sur le pont
Le principe est simple : jambes souples, corps penché vers le centre du bateau, une main pour soi et une main pour le bateau. En navigation de nuit ou par mauvais temps, le port du harnais capelé sur la ligne de vie est impératif. Vérifiez régulièrement l’état des lignes de vie, des longes et des mousquetons. Un matériel usé ou corrodé est un faux sentiment de sécurité.
Ne jamais sauter à l’eau pour secourir
C’est un réflexe naturel mais potentiellement mortel. Environ 30 % des doubles noyades en plaisance sont liées au réflexe de vouloir secourir soi-même la victime en se jetant à l’eau. Sans équipement adapté, le sauveteur improvisé devient rapidement une deuxième victime. Lancez du matériel flottant, manœuvrez le bateau, alertez les secours — mais restez à bord.
S’entraîner régulièrement
Utilisez un pare-battage comme mannequin et effectuez la manœuvre MOB complète au moins une fois par saison avec votre équipage. Entraînez chaque membre de l’équipage à barrer, à utiliser la VHF et à couper le moteur — y compris en équipage réduit. L’homme à la mer peut être le chef de bord.
FAQ — Sauvetage en mer en France : les questions essentielles
Que faire si quelqu’un tombe à la mer ?
Criez « Homme à la mer » en précisant le bord, lancez immédiatement la bouée de sauvetage, désignez un veilleur visuel permanent, appuyez sur la touche MOB du GPS pour enregistrer la position, puis alertez le CROSS sur le canal 16 VHF ou par téléphone au 196. Ne sautez jamais à l’eau pour tenter de secourir la personne vous-même.
Quel numéro appeler en cas d’urgence en mer en France ?
Le numéro d’urgence dédié à la mer est le 196, qui met en contact direct avec le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage). Vous pouvez également utiliser le canal 16 de la VHF, le 112 (numéro européen) ou le bouton DISTRESS de la VHF pour un appel ASN automatique. Pour une assistance médicale à distance, contactez le CCMM de Toulouse au 05.34.39.33.33.
Le sauvetage en mer est-il gratuit en France ?
Oui, le secours aux personnes en mer est gratuit en France. La SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) intervient bénévolement et ne facture aucune prestation de sauvetage. En revanche, l’assistance aux biens (remorquage d’un bateau en panne par exemple) peut donner lieu à une facturation. La SNSM fonctionne à 74 % grâce aux dons privés et ne reçoit que 26 % de financement public.
Combien de temps peut-on survivre dans l’eau en cas de chute à la mer ?
Le temps de survie dépend principalement de la température de l’eau. En Méditerranée en été (20-25 °C), il peut atteindre 8 à 12 heures. En Atlantique au printemps (10-15 °C), il se réduit à 1 à 4 heures. En Manche en hiver (5-10 °C), la survie sans équipement se limite à 30 minutes à 2 heures. Le port d’un gilet de sauvetage et de vêtements adaptés prolonge significativement ces délais.
Quelle est la manœuvre homme à la mer en bateau à moteur ?
En bateau à moteur, la manœuvre consiste à donner immédiatement un coup de barre du côté où la personne est tombée pour éloigner l’hélice, puis à effectuer un demi-tour serré pour revenir vers la victime. L’approche finale se fait toujours par l’avant, moteur au ralenti, en se positionnant au vent de la personne pour éviter de la percuter avec la coque.
Faut-il sauter à l’eau pour sauver quelqu’un tombé à la mer ?
Non, il ne faut jamais sauter à l’eau pour tenter de secourir une personne tombée à la mer. Environ 30 % des doubles noyades en plaisance résultent de ce réflexe. Sans équipement adapté, le sauveteur improvisé risque de devenir une deuxième victime. La bonne réaction est de lancer du matériel flottant, manœuvrer le bateau et alerter les secours en restant à bord.
Qu’est-ce que la touche MOB sur un GPS ?
La touche MOB (Man OverBoard) est un bouton dédié présent sur les GPS et traceurs de navigation. En appuyant dessus, l’appareil enregistre instantanément les coordonnées géographiques du moment de la chute et affiche un waypoint de retour. Cette position sert de référence pour la manœuvre de récupération et est transmise aux secours en cas d’appel de détresse.
Quel équipement de sécurité est obligatoire sur un bateau de plaisance ?
L’équipement obligatoire varie selon la zone de navigation (Division 240). Au minimum : un gilet de sauvetage par personne (50 N jusqu’à 2 milles, 100 N jusqu’à 6 milles, 150 N au-delà), un dispositif lumineux, un moyen de repérage et d’assistance pour personne tombée à l’eau, des extincteurs, un compas magnétique et, au-delà de 6 milles, une VHF fixe avec ASN et un radeau de survie.
Comment remonter une personne inconsciente à bord d’un bateau ?
Sur un voilier, la technique la plus efficace consiste à capeler une drisse sur le gilet de la victime et à la hisser au winch, par le travers, au-dessus des filières. Sur un semi-rigide ou un bateau à moteur à faible franc-bord, placez la personne dos à la coque, maintenez-la par les poignets et utilisez l’effet de la poussée d’Archimède pour la soulever après trois impulsions.
Quelles sont les principales causes d’intervention de la SNSM ?
Selon le bilan 2025, les premières causes d’intervention en mer sont les avaries techniques : pannes moteur, défaillances électriques, avaries de barre, hélices engagées, voies d’eau et ruptures de mouillage. Suivent les échouements liés à une méconnaissance du secteur géographique, puis les incertitudes déclenchées par des fusées de détresse ou des balises. Les trois quarts des personnes secourues en mer sont des plaisanciers.









