Bateau électrique 2026 : un marché en pleine expansion

Le marché du bateau électrique croît à 13,7% par an et atteindra 24,9 milliards $ en 2034, porté par innovations batteries, recharge rapide et réglementation.

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Le marché mondial du bateau électrique devrait atteindre 24,94 milliards de dollars d’ici 2034, avec une croissance annuelle moyenne de 13,74 % entre 2026 et 2034, selon Fortune Business Insights. Cette trajectoire confirme une bascule du secteur, qui passe d’une niche expérimentale à un segment industriel structuré.

Trois évolutions techniques concrètes en 2026 soutiennent cette accélération. Les batteries s’adaptent mieux au milieu marin, la recharge gagne en rapidité et l’efficacité hydrodynamique des coques progresse. Dans le même temps, les infrastructures portuaires se modernisent et les réglementations européennes orientent le marché vers les motorisations propres.

Temps de lecture : 14 min

À retenir

  • Marché mondial du bateau électrique : 24,94 Md$ d’ici 2034 (Fortune Business Insights), croissance 13,74 % par an
  • Segment à plus forte croissance dans le nautisme mondial, devant les motorisations thermiques
  • Prix d’accès au neuf : 50 000 à 60 000 € pour un petit bateau, 100 000 € et plus pour un day-cruiser
  • Trois progrès clés en 2026 : batteries marinisées, recharge rapide, efficacité hydrodynamique
  • Amsterdam impose depuis le 1er avril 2025 uniquement les bateaux électriques ou à hydrogène dans son centre historique

Quelle est la taille du marché mondial du bateau électrique en 2026 ?

Le bateau électrique est une embarcation propulsée par un ou plusieurs moteurs électriques, alimentés par une batterie lithium-ion ou par un système hybride associant un générateur thermique et un parc de batteries.

Le marché mondial qu’il représente reste modeste face à l’ensemble de la plaisance, mais sa progression est la plus rapide de la filière nautique. Il concentre à la fois les investissements industriels et les attentes des réglementations européennes.

Les projections à horizon 2034

Fortune Business Insights estime que le marché mondial du bateau électrique passera de 8,4 milliards de dollars en 2026 à 24,94 milliards de dollars d’ici 2034. La croissance annuelle composée atteint 13,74 % sur la période, soit près de trois fois le rythme du marché nautique global (5,1 % selon Mordor Intelligence).

Cette projection repose sur trois hypothèses convergentes. La première est l’alignement réglementaire européen et nord-américain qui durcit les émissions des moteurs thermiques.

La deuxième est la chute continue du coût des batteries, de l’ordre de 12 % par an depuis 2015. La troisième est la structuration d’une offre industrielle crédible, avec des chantiers spécialisés et des chantiers historiques qui basculent une partie de leur gamme.

Un segment encore minoritaire mais structurant

En 2026, le bateau électrique représente environ 3 à 5 % des nouvelles immatriculations en Europe occidentale, contre moins de 1 % en 2020. La France reste en retard sur les pays scandinaves et les Pays-Bas, où les incitations fiscales et les restrictions de circulation accélèrent l’adoption.

Selon l’Association Française pour le Bateau Électrique (AFBE), l’électrification de la plaisance a atteint une forme de maturité technique. Les offres commerciales se multiplient depuis dix ans et les premiers retours terrain démontrent la fiabilité des solutions actuelles sur les programmes de navigation courts.

Les segments porteurs en 2026

La croissance du bateau électrique ne se répartit pas uniformément entre les catégories d’embarcations :

  • Petits bateaux de lacs et rivières : segment historique, dominé par les marques TEMO, Torqeedo et Epropulsion, unités de moins de 6 mètres
  • Day-cruisers à hydrofoils : croissance forte avec Candela, Navier et X Shore, autonomie élargie grâce à la réduction de traînée
  • Petits ferries urbains : navettes portuaires comme le Candela P-12 à Stockholm, 160 milles nautiques en continu
  • Annexes et semi-rigides : Highfield ADV9, Zodiac électriques, motorisations remplaçables sur unités existantes
  • Yachts hybrides premium : Pearl 100 Hybrid, HH44, Sunreef 80 Eco, segment à forte croissance

Combien coûte un bateau électrique neuf en 2026 ?

Le prix d’un bateau électrique neuf dépend du type d’unité, de la capacité des batteries et du niveau d’équipement. En 2026, le marché est plus lisible qu’il ne l’était trois ans auparavant, avec des fourchettes de prix désormais stables et comparables entre marques.

Le ticket d’entrée du neuf

Pour un bateau électrique neuf de loisir, le ticket d’entrée se situe entre 50 000 et 60 000 euros. Ces tarifs concernent des unités compactes de 4 à 6 mètres, principalement destinées à la promenade, à la pêche à la journée ou aux sorties courtes sur plan d’eau intérieur ou littoral calme.

SegmentTaillePrix neuf 2026Exemple de modèle
Petit loisir4 à 6 m50 000 à 80 000 €RAND Picnic, Evoy-motorisés
Day-cruiser premium6 à 8 m100 000 à 200 000 €X Shore 1, X Shore Eelex 8000
Hydrofoil électrique7 à 9 m280 000 à 380 000 €Candela C-8, Navier 30
Yacht hybride12 à 25 m800 000 € à 3 M€Pearl 100 Hybrid, Sunreef 80 Eco
Remotorisation hybrideVariable40 000 à 120 000 €BlueNav sur bateau existant

Le seuil psychologique des 100 000 euros

Le cap des 100 000 euros se franchit rapidement dès que l’on recherche une vraie plaisance premium. X Shore positionne son X Shore 1 comme un day-cruiser de 6,5 mètres à partir de 129 000 euros. Candela annonce son C-8 à 330 000 euros hors TVA. Ces tarifs restent nettement supérieurs à un équivalent thermique.

Le surcoût s’explique principalement par les batteries, qui représentent 30 à 45 % du prix total du bateau. La densité énergétique, la sécurité et la durabilité des cellules lithium-ion marinisées sont plus coûteuses que les cellules standard utilisées dans l’automobile.

En pratique

Le coût d’usage d’un bateau électrique est nettement inférieur à un équivalent thermique. Un plein de batterie coûte entre 8 et 25 euros pour une autonomie de 30 à 80 milles nautiques, contre 80 à 200 euros de carburant pour la même distance en thermique.

L’entretien est également réduit : pas de vidange moteur, pas de bougies, pas de filtre carburant. Amortissez le surcoût d’achat sur 8 à 12 ans selon votre fréquence d’usage.

Le hors-bord électrique, alternative accessible

Pour un plaisancier qui souhaite passer à l’électrique sans changer de bateau, le hors-bord électrique est une voie plus accessible. Yamaha Motor est en train de racheter Torqeedo, pionnier du moteur électrique de plaisance. Mercury Marine a présenté ses nouveaux Avator 75e et 110e au Consumer Electronics Show de Las Vegas. TEMO a levé 6 millions d’euros en 2026 pour accélérer sa croissance.

Un hors-bord électrique de 3 à 10 kW coûte entre 1 500 et 8 000 euros. Il s’installe sur un semi-rigide ou une annexe existante, avec un retour sur investissement rapide pour les petits usages en eaux protégées.

Hybride ou tout électrique : quelle solution pour quel usage ?

Les deux architectures de propulsion répondent à des besoins différents. Le tout électrique convient aux programmes courts avec recharge fréquente. L’hybride associe un générateur thermique et un moteur électrique, ce qui offre une flexibilité supérieure pour les grandes unités et la navigation hauturière.

Préparez votre transition énergétique en consultant les bateaux en promotion des salons nautiques 2026 qui intègrent déjà les nouvelles motorisations.

Le tout électrique : pour les programmes courts

Le tout électrique est pertinent pour les sorties à la journée, la pêche côtière, les navettes portuaires et les ballades sur plan d’eau intérieur. Les autonomies typiques des bateaux de série en 2026 vont de 30 à 80 milles nautiques à vitesse de croisière de 6 à 10 nœuds. À vitesse de pointe, l’autonomie chute à 10 à 25 milles.

Les unités à hydrofoils modifient cette équation. Le Candela C-8 peut parcourir 57 milles à 22 nœuds grâce à la réduction drastique de traînée. Navier mise sur la même technologie pour combiner vitesse, autonomie et efficacité, ouvrant la voie à des usages hybrides entre loisir et transport maritime léger.

Type de motorisationAutonomie à 8 nœudsTemps de recharge 32AUsage recommandé
Hors-bord électrique 3-10 kW15 à 30 milles4 à 8 hAnnexes, pêche rivière
Day-cruiser 50-80 kWh40 à 65 milles6 à 10 hSorties à la journée
Hydrofoil électrique55 à 75 milles à 22 nœuds5 à 9 hNavettes côtières rapides
Hybride parallèle yachtIllimitée (générateur)3 à 6 h partielGrande croisière
Tout électrique yacht 400 kWh180 à 240 milles10 à 16 hCharter haut de gamme

L’hybride : pour la grande plaisance

Pour les voiliers de grande croisière et les yachts à moteur, la motorisation hybride parallèle est la solution la plus déployée. Elle remplace les gros moteurs diesel par des moteurs électriques alimentés par un parc de batteries, avec un générateur thermique pour les recharger à la demande.

L’intérêt n’est pas de naviguer en tout électrique sur de longues distances mais de bénéficier de manœuvres silencieuses, de récupération d’énergie et d’une meilleure gestion de l’énergie à bord.

Le résultat concret est une réduction de la consommation en navigation à allure faible. Le HH44 pèse seulement 9 tonnes pour 13 mètres avec sa motorisation hybride parallèle. Le Pearl 100 Hybrid intègre le système de série pour améliorer le confort sonore à l’escale.

La remotorisation : le troisième chemin

BlueNav, entreprise française basée à Bordeaux, conçoit des moteurs électriques intelligents pour hybrider les bateaux existants. Sa technologie permet de convertir un bateau à moteur thermique en navire hybride électrique sans changer la coque.

Cette approche séduit particulièrement les pêcheurs et les plaisanciers qui souhaitent conserver leur bateau tout en réduisant les émissions. Le moteur thermique reste utilisé pour rejoindre rapidement la zone de pêche, puis bascule en électrique pour une approche silencieuse qui ne fait pas fuir les poissons. Elle réduit également la cavitation et les bruits sous-marins.

Où peut-on recharger un bateau électrique en 2026 ?

L’infrastructure de recharge reste le principal frein au développement de la plaisance électrique en 2026. Très peu de marinas sont équipées de bornes adaptées, en particulier dans les zones de croisière méditerranéennes et dans les archipels grecs ou croates.

L’état des infrastructures portuaires en France

En France, environ 12 à 15 % des ports de plaisance proposent au moins une borne de recharge pour bateau électrique en 2026. Les ports les mieux équipés se situent en Méditerranée occidentale et en Bretagne, avec une concentration notable autour de Monaco, Antibes, Saint-Tropez et La Rochelle.

La plupart des bornes offrent une puissance limitée à 16 ou 32 ampères, suffisante pour les recharges nocturnes mais insuffisante pour des recharges rapides. Les bornes à 63 ampères et plus restent rares dans l’Hexagone, contrairement aux pays scandinaves où des puissances de 100 à 400 kW se déploient dans certains ports pilotes.

Les initiatives européennes pour accélérer l’équipement

Plusieurs programmes publics soutiennent l’équipement des ports. Le Fonds vert 2025 a introduit un volet dédié à la transition maritime. Objectif : financer des projets écologiques dans le cadre de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral.

Amsterdam est devenue en 2025 la première grande ville européenne à imposer uniquement les bateaux électriques ou à hydrogène dans son centre historique. La règle est entrée en vigueur le 1er avril 2025 et elle pourrait inspirer d’autres centres urbains en bord de mer ou de canaux.

Les solutions autonomes à bord

Face aux lacunes des infrastructures, les constructeurs développent des solutions d’autonomie embarquée. Les panneaux solaires souples intégrés au pont, les éoliennes verticales et les générateurs à hydrogène équipent les unités les plus récentes. Certaines yachts hybrides premium combinent jusqu’à quatre sources d’énergie renouvelables.

L’essor de la plaisance électrique s’accompagne également de l’intelligence artificielle embarquée pour optimiser la consommation. Le Smart Boat 2026 détaille les technologies de gestion intelligente de l’énergie à bord.

Les ports pilotes à suivre en 2026

Le salon Nice Boating Tomorrow, qui s’est tenu à Nice du 19 au 22 mars 2026, a réuni 80 exposants et 30 bateaux à flot autour du nautisme durable. L’événement a positionné la Côte d’Azur comme territoire d’expérimentation pour les ports du futur.

L’Association Française pour le Bateau Électrique (AFBE) incite fortement les ports et marinas à s’équiper, même avec des infrastructures légères, pour accélérer l’électrification de la plaisance.

Quels sont les acteurs clés du bateau électrique en 2026 ?

L’écosystème du bateau électrique se structure autour de quatre familles d’acteurs : les chantiers pionniers natifs électriques, les grands chantiers historiques qui basculent, les motoristes spécialisés et les entreprises de remotorisation. Chacune apporte une réponse différente à la transition énergétique.

Les pionniers natifs électriques

Candela (Suède), X Shore (Suède) et Navier (États-Unis) conçoivent des bateaux nativement électriques, avec des architectures pensées pour l’énergie embarquée. Ils investissent massivement dans les hydrofoils, l’aérodynamique des coques et l’intégration logicielle.

Sialia (Italie) spécialisée dans les day-boats électriques haut de gamme, propose le Sialia 45 avec deux moteurs de 300 kW, vitesse maximale de 43 nœuds et autonomie de 240 milles nautiques avec batteries 700 kWh. Ces unités positionnent l’électrique dans le segment premium.

Les chantiers historiques en transition

Les grands chantiers historiques intègrent l’électrique ou l’hybride sur une partie de leur gamme. Bénéteau, Jeanneau, Lagoon, Fountaine Pajot et Sunreef proposent des motorisations hybrides ou électriques sur leurs modèles récents.

Privilège Marine est devenu en février 2026 le premier chantier naval multicoque au monde à intégrer le système SEA.AI en équipement standard, combinant propulsion hybride et intelligence artificielle embarquée pour la surveillance maritime.

Les motoristes spécialisés

Torqeedo, pionnier allemand du moteur électrique marin, est en cours de rachat par Yamaha Motor. Mercury Marine développe sa gamme Avator avec les modèles 75e et 110e présentés au CES de Las Vegas. TEMO, spécialiste français du moteur électrique pour petits bateaux, a levé 6 millions d’euros en 2026 pour accélérer sa croissance.

WATTALPS a obtenu la Marine Type Approval de Bureau Veritas pour ses systèmes batteries en 2026. Cette certification ouvre la voie à un déploiement industriel massif dans le secteur maritime commercial et la grande plaisance.

Les acteurs de la remotorisation

BlueNav mène la remotorisation hybride en France. Son CEO Xavier Lachérade mise sur l’hybridation pour contourner les limites actuelles des batteries. L’entreprise développe des moteurs adaptés à tout type de bateau, avec une spécialité pour les bateaux de pêche.

Genevos rejoint le consortium européen HELENUS pour développer une pile à combustible à oxyde solide destinée au transport maritime commercial. Les solutions hydrogène restent à un stade pré-industriel mais elles pourraient compléter le paysage énergétique nautique d’ici 2030.

Quelles réglementations et perspectives pour la plaisance électrique ?

La plaisance électrique n’est plus une promesse floue en 2026 mais un segment installé dans le paysage nautique. Les réglementations environnementales durcissent progressivement et orientent la production vers les motorisations propres.

Les cadres réglementaires européens

Les réglementations européennes sur les émissions des moteurs marins s’alignent progressivement sur celles de l’automobile. Les normes d’émissions Stage V pour les moteurs non routiers limitent désormais les émissions de particules fines et d’oxydes d’azote des moteurs thermiques marins de plus de 19 kW.

Certaines zones imposent déjà des restrictions strictes. Les lacs alpins et scandinaves limitent l’usage des flottes héritées équipées de moteurs à combustion interne. Les centres historiques de villes-eau comme Venise, Amsterdam ou Stockholm évoluent vers une circulation exclusivement électrique ou à hydrogène.

Les incitations fiscales et les aides directes

Plusieurs dispositifs d’aide accompagnent la transition :

  • Fonds vert maritime : soutien aux projets écologiques dans le cadre de la Stratégie nationale pour la mer et le littoral
  • Exonération DAFN : droit annuel de francisation potentiellement réduit pour les motorisations propres sous conditions
  • Aides régionales : certaines régions subventionnent l’équipement de bornes dans les ports sous gestion publique
  • Crédits européens : dispositifs FEDER pour les infrastructures portuaires vertes
  • Subventions BPI France : soutien aux start-ups françaises de la propulsion électrique marine

Les limites persistantes en 2026

Plusieurs freins ralentissent l’adoption massive. Le prix reste élevé avec un surcoût de 40 à 80 % par rapport à un équivalent thermique. L’autonomie limite l’usage aux programmes courts. Les infrastructures de recharge restent sous-dimensionnées dans les zones de croisière méditerranéennes.

La contrainte technique majeure est le milieu marin. L’eau est 800 fois plus dense que l’air. Pousser un navire de 10 tonnes à 7 nœuds demande une énergie colossale et constante. L’humidité salée constante complique le stockage de l’énergie et impose des protections électriques rigoureuses.

Les perspectives à horizon 2030

La convergence de trois progrès techniques majeurs devrait transformer le marché d’ici 2030. Les batteries solides apporteront une densité énergétique supérieure et une sécurité renforcée. La recharge rapide à 400 kW deviendra standard dans les ports d’Europe du Nord. L’efficacité hydrodynamique progressera grâce aux hydrofoils et aux matériaux composites.

Le marché de l’occasion électrique devrait également se structurer. Les premières unités vendues en 2020-2022 arrivent sur le marché de seconde main avec des décotes intéressantes pour les acheteurs qui souhaitent tester la technologie sans s’engager sur le neuf. La plateforme d’annonces nautiques BoatCible référence déjà certaines unités hybrides en déstockage.

En pratique

Avant d’acheter un bateau électrique, vérifiez trois points. Premier : la densité énergétique des batteries, exprimée en kWh et non en ampères-heures. Deuxième : la puissance maximale de recharge supportée, entre 16 A, 32 A, 63 A ou plus.

Troisième : la garantie constructeur des batteries, généralement 5 à 8 ans avec dégradation maximale de 20 % sur la période. Ces trois critères conditionnent l’usage réel et la valeur de revente.

Le rôle des salons nautiques spécialisés

Les salons dédiés au nautisme durable jouent un rôle catalyseur. Le calendrier mondial des salons nautiques 2026 identifie les événements consacrés aux motorisations propres : Nice Boating Tomorrow en mars, Venice Boat Show avec son E-Village en mai, South Coast and Green Tech Boat Show à Southampton.

Ces salons confrontent les prototypes aux questions réelles des plaisanciers : autonomie, coût d’usage, fiabilité en navigation hauturière. Ils structurent l’offre commerciale et accélèrent la maturation du marché.

Pour identifier les opportunités de stock hybride ou électrique en France et en Europe, le chasseur de stock BoatCible agrège les unités disponibles chez les partenaires européens, notamment les retours de salon et les modèles de démonstration.

Méthodologie

Cet article s’appuie sur les projections publiées par Fortune Business Insights et Mordor Intelligence, sur les analyses de l’Association Française pour le Bateau Électrique (AFBE) et sur les communications publiques du salon Nice Boating Tomorrow 2026. Les tarifs et chiffres mentionnés sont à jour en avril 2026.

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Questions fréquentes

Quelle est la taille prévue du marché mondial du bateau électrique en 2034 ?

Le marché mondial du bateau électrique devrait atteindre 24,94 milliards de dollars d’ici 2034, avec une croissance annuelle composée de 13,74 % entre 2026 et 2034, selon Fortune Business Insights. Cette projection place le bateau électrique comme le segment le plus dynamique du nautisme mondial, devant les motorisations thermiques classiques. La croissance repose sur la baisse du coût des batteries et le durcissement des réglementations environnementales européennes.

Combien coûte un bateau électrique neuf en 2026 ?

Le ticket d’entrée pour un bateau électrique neuf se situe entre 50 000 et 60 000 euros en 2026, pour une unité compacte de 4 à 6 mètres. Un day-cruiser électrique premium comme le X Shore 1 démarre à 129 000 euros. Les hydrofoils haut de gamme comme le Candela C-8 atteignent 330 000 euros hors TVA. Le surcoût s’explique principalement par les batteries, qui représentent 30 à 45 % du prix total.

Hybride ou tout électrique : que choisir en 2026 ?

Le tout électrique convient aux programmes courts avec recharge fréquente : sorties à la journée, pêche côtière, plans d’eau intérieurs. L’hybride associe un générateur thermique et un moteur électrique, pertinent pour la grande plaisance et la navigation hauturière. Il offre des manœuvres silencieuses, une récupération d’énergie et une meilleure gestion à bord. Les yachts de plus de 12 mètres et les voiliers hauturiers optent majoritairement pour l’hybride en 2026.

Quelle autonomie offre un bateau électrique en 2026 ?

L’autonomie typique d’un bateau électrique de série en 2026 va de 30 à 80 milles nautiques à vitesse de croisière de 6 à 10 nœuds. À vitesse de pointe, elle chute à 10 à 25 milles. Les unités à hydrofoils modifient cette équation : le Candela C-8 parcourt 57 milles à 22 nœuds grâce à la réduction de traînée. Le ferry électrique Candela P-12 a établi un record de 160 milles nautiques continus entre Göteborg et Oslo.

Où peut-on recharger un bateau électrique en France ?

Environ 12 à 15 % des ports de plaisance français proposent au moins une borne de recharge pour bateau électrique en 2026. Les zones les mieux équipées sont la Méditerranée occidentale (Monaco, Antibes, Saint-Tropez) et la Bretagne (La Rochelle). La plupart des bornes offrent 16 ou 32 ampères, adaptés aux recharges nocturnes. Les bornes rapides de 63 ampères et plus restent rares en France, contrairement aux pays scandinaves.

Quels sont les acteurs clés du bateau électrique en 2026 ?

Quatre familles d’acteurs structurent le marché. Les pionniers natifs : Candela, X Shore, Navier, Sialia. Les chantiers historiques en transition : Bénéteau, Jeanneau, Sunreef, Pearl, Fountaine Pajot. Les motoristes spécialisés : Torqeedo (en rachat par Yamaha), Mercury Avator, TEMO (levée de 6 M€ en 2026), Epropulsion. Les acteurs de la remotorisation : BlueNav, WATTALPS, Genevos pour l’hydrogène.

La remotorisation hybride est-elle une solution crédible ?

Oui, la remotorisation hybride est une solution pragmatique pour convertir un bateau existant sans changer la coque. BlueNav, entreprise française, développe des moteurs électriques intelligents qui hybrident les bateaux à moteur thermique. L’usage combiné permet de rejoindre rapidement une zone de pêche en thermique, puis de basculer en électrique pour une approche silencieuse. Le coût de remotorisation varie entre 40 000 et 120 000 euros selon la taille du bateau.

Quelles réglementations s’appliquent aux bateaux électriques ?

Les réglementations européennes durcissent progressivement les émissions des moteurs thermiques marins (normes Stage V). Amsterdam a imposé depuis le 1er avril 2025 uniquement les bateaux électriques ou à hydrogène dans son centre historique. Les lacs alpins et scandinaves limitent les flottes thermiques héritées. Les aides disponibles incluent le Fonds vert maritime, les subventions BPI France et les crédits FEDER pour les infrastructures portuaires vertes.

Le coût d’usage d’un bateau électrique est-il avantageux ?

Oui, le coût d’usage d’un bateau électrique est nettement inférieur à un équivalent thermique. Un plein de batterie coûte entre 8 et 25 euros pour une autonomie de 30 à 80 milles nautiques, contre 80 à 200 euros de carburant pour la même distance. L’entretien est réduit : pas de vidange, pas de bougies, pas de filtre carburant. Le surcoût d’achat s’amortit généralement sur 8 à 12 ans selon la fréquence d’usage.

Quelles sont les perspectives du bateau électrique à horizon 2030 ?

Trois progrès techniques devraient transformer le marché à horizon 2030. Les batteries solides apporteront une densité énergétique supérieure et une sécurité renforcée. La recharge rapide à 400 kW deviendra standard dans les ports d’Europe du Nord. L’efficacité hydrodynamique progressera grâce aux hydrofoils et aux matériaux composites. Le marché de l’occasion électrique se structurera également, offrant des décotes intéressantes pour les acheteurs qui testent la technologie.